Le Poiré-sur-Vie, commune de Vendée (85)
Le Poiré-sur-Vie
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LE PATRIMOINE DE LA COMMUNE


L'EGLISE ST PIERRE
Le monument le plus important du Poiré-sur-Vie est son église, qui fut nommée l’Eglise Saint Pierre, hommage au patron de la paroisse.

EgliseUn événement important :
Dans la nuit du 27 au 28 janvier 1773, le tonnerre est tombé sur l’Eglise St Pierre, faisant beaucoup de dégâts : il a renversé une partie du grand autel, et cassé toutes les vitres…
On estime le dommage a plus de 20 000 livres.

Les caractéristiques de l’Eglise Saint Pierre :
Le chœur est du XIIIème siècle, et la nef beaucoup plus récente, a été construite entre 1868 et 1871.
- L’orgue : construit en 1890 par les fils John ABBEY, l’orgue est l’un des plus importants de Vendée. D’un poids de 13 tonnes, ce monument n’est dans l’Eglise Saint Pierre que depuis 1982. Il a été classé monument historique en 2000.
- Le retable : le retable de l’église est l’un des plus beaux du département.
Il est composé :
- au centre, l’apôtre Pierre qui reçoit les clés, symbole du pouvoir
- à gauche, Saint Nicolas qui fut évêque du protestantisme
- à droite, Saint Sébastien, soldat romain qui mourut en martyr, témoin de sa foi, en l’an 300
- les quatre évangélistes : St Luc avec le taureau, St Jean avec l’aigle, St Marc avec le lion, et St Matthieu avec un ange
- Le Christ ressuscité, au sommet du retable

Autres renseignements sur le site de la paroisse St Pierre des Genêts

LES MARIÉS DU POIRÉ-SUR-VIE

Cette peinture murale est l'oeuvre de Raphaël TOUSSAINT, artiste peintre d'inspiration naïve, habitant la commune depuis les années 70. Cette peinture est tirée d'un panneau initial de 61 cm x 50 cm, créé en 1980 et qui a été reproduit en 12m x 12m, soit 480 fois plus gand. Cette reproduction date de 1990 et représente un couple de marié devant le lac de la Minoterie (site du Moulin à Élise). Elle a été réalisé par les Ateliers Chenu en collaboration avec l'artiste. Elle est visible sur le pignon d'une maison située à côté de la mairie.

Plus de renseignements sur cette oeuvre et l'artiste sur le site internet : Raphaël TOUSSAINT

LE MOULIN A ELISE

Le moulin à Elise a été acheté par la commune du Poiré-sur-Vie, puis restauré. Il produit de la farine de blé noir et son site est le lieu de nombreuses activités estivales (les Arts d’Elise, la fête du blé noir, la fête de la mogette, …).

Aujourd’hui :
Un espace a été aménagé avec des jeux pour enfants, aire de pique-nique, un plan d’eau...
Une crêperie a également été mise en place, à côté du Moulin pour permettre aux visiteurs de manger dans un cadre où la nature et l’histoire s’associent pour notre plus grand plaisir.

LE CHATEAU DE LA METAIRIE

Si vous vous baladez en direction de la route des Lucs-sur-Boulogne, vous apercevrez certainement de hautes toitures d’ardoise : ce sont les trois tours du château de la Métairie. Il a eu la chance de n’avoir été que simplement restauré au début du XIXéme siècle et non reconstruit comme beaucoup de châteaux aujourd’hui.

Chateau de la MétairieSon histoire :
Ce sont les Marchands que nous trouvons à la Métairie au XVème siècle, date à laquelle nous supposons la première construction de la Métairie.
Dès 1649, se sont les Vaz de Mello qui s’installent et y demeurent jusqu’à la Révolution. En quelques années, la famille va totalement disparaître. André-Alexandre Vaz de Mello et Marguerite Charette de la Verièrre ont été les derniers propriétaires de la famille. Tous deux meurent en laissant leurs six enfants : deux garçons et quatre filles. Deux de leurs tantes sont restées à leur côté, cependant les quatre filles et leur servante sont parties afin de fuir l’armée de Mayence qui saccageait la Vendée.
Elles ont donc décidé de partir chez leur ancienne maîtresse à Luçon pour y passer des jours meilleurs.
C’est au soir du 17 décembre 1793, qu’elles ont été arrêtées « sur la route de Nozay », avec 23 autres personnes car elles n’avaient pu suivre l’armée des brigands.
Deux jours après, les cinq jeunes filles ont été guillotinées sans avoir été jugées. Puis la Métairie a été rachetée par le Général TRAVOT, qui avait auparavant capturé le Général CHARETTE.

LA PIERRE DE LA MERLIERE

La Pierre des Farfadets (classée monument historique en 1939) est un bloc de granit d’une douzaine de tonnes portant près de 360 signes gravés.
A l’heure actuelle, on ignore la signification exacte de ces gravures. On y distingue des signes cruciformes (en forme de croix), une croix encerclée, des signes anthropomorphes (évoquant une silhouette humaine). On suppose que ce sont des signes du zodiaque. On situerait cette date entre le Néolithique (5000 à 2000 av.J.C.) et l’Age de Bronze (2000 à 800 av. J.C.).

Son histoire :
Le monument reste très énigmatique, et quelques légendes l’entourent :
- la première est celle de la « Dame Blanche, condamnée à errer dans le Val de Vie du fief », qui circule dans la Vallée de la Vie voisine, sur le bord du rivage.
- la deuxième implique Gargantua. Le bloc se trouvait de l’autre côté de la rivière, aux « Filets de Barrot », Gargantua s’est emparé de la pierre afin de la déposer au sommet du Côteau sur la rive opposée. Puis il l’a abandonnée en y laissant son pesant fardeau. Les gravures sont nées des empreintes des doigts de Gargantua lors du transport de la pierre.
- la troisième légende est celle des farfadets, petits êtres plus ou moins maléfiques, qui montaient une garde vigilante autour du trésor, enfoui en-dessous. Les farfadets jouaient parfois aux « caquenettes », petites boules marrons issues d’une maladie du chêne, qu’ils faisaient rouler dans les trous qu’ils avaient creusés dans leur pierre.

LE CHATEAU PONT DE VIE

La terre et le château de Pont de Vie tirent leur nom de leur situation même sur les bords de la Vie, où un pont permettait de la franchir.
Le principal corps de logis où s’est tenu le célèbre Synode du 4 août 1795 a été rasé complètement.
Seul, le pavillon de l’entrée est encore intact avec les servitudes qui le continuent sur la droite et une tour isolée à laquelle manque son couronnement, et qui servait de fuie (religion, petit colombier).

Son histoire :
En 1796, le général TRAVOT en a fait son quartier général, tous les prisonniers devaient passés par Pont-de-Vie avant de partir pour le tribunal des Sables.

Le 26 mars 1796, après avoir capturé le Général CHARETTE, le Général TRAVOT l’a fait transporté au château, où il passa sa première nuit de captivité. Puis il est reparti, le lendemain pour Angers, pour enfin arriver à Nantes, où il a été fusillé place Viarme.


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