Les sites de visites : ça vaut le détour !

L’ÉGLISE SAINT PIERRE

Bâtie sur le granit, l’église Saint-Pierre dispose d’un chœur datant du XIIIe siècle, celui-ci est un vestige de style ogival à lancettes. Le reste de l’édifice date de 1870, suite à un agrandissement de la nef existante en respectant le style gothique du chœur.

En face de la porte principale, une vieille croix de pierre, datant de 1760 et provenant du village de l’ldonnière, est supportée par une ancienne borne du manoir de la Bouchère avec armoiries, elle-même posée sur le fronton de l’ancienne gendarmerie (Armoiries visibles : la salamandre de François 1er).

Sur une face du clocher, peu visible depuis les travaux réalisés pour le chauffage, se trouve une sculpture en granit datant du XIIIe siècle provenant de la chapelle St Michel (XIe siècle) autrefois située face à l’ancien hôtel du centre qui était dans le cimetière du Poiré-sur-Vie (actuelle place du Marché).

Le clocher a été reconstruit en 1826 et est surmonté d’une élégante flèche qui s’élève à 46 mètres de haut.

En 2014, l’édifice a profité d’une série de travaux de restauration :

  • Maçonnerie extérieure,
  • Remplacement des ardoises et de la charpente,
  • Pose d’enduit sur les façades,
  • Restauration des vitraux,
  • Restauration des menuiseries des portes extérieures,
  • Travaux sur les cloches et l’horloge.

Ces travaux ont été réalisés grâce au mécénat de M. Yves COUGNAUD, chef d’entreprise et citoyen du Poiré-sur-Vie.

Pour plus d'informations, cliquez sur le lien suivant pour consulter la brochure : Livret sur l'Eglise Saint-Pierre

L’ORGUE

Construit en 1896 par la manufacture Abbey de Versailles, cet instrument est l'un des plus importants de Vendée. Il possède 26 jeux répartis sur 2 claviers et 1 pédalier avec 1456 tuyaux dont le plus haut mesure 5 mètres.

Cet instrument est dans l'église du Poiré depuis 1982. Précédemment, il était dans la chapelle du collège St Nicolas d’Issy-les-Moulineaux. D’abord inscrit à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques en 1992, il a été classé parmi les monuments historiques en l’an 2000. Cet orgue a été le 1er orgue classé monument historique en Vendée.

Sa restauration a été réalisée en 2008-2010, par l’entreprise « Manufacture d’Orgues Robert-Frères », avec Bernard HURVY pour l’harmonisation sonore. Le coût total de l’opération s’élevait à 430 000€ grâce au financement de M. Yves COUGNAUD, du Ministère de la Culture, du Conseil Départemental et de la commune.  L’ensemble des travaux de restauration a nécessité plus de 8 000 heures de travail.

LA PEINTURE MURALE « LES MARIÉS » DE RAPHAËL TOUSSAINT

Située sur le pignon du numéro 5 de la place du Marché, cette peinture murale du peintre d’inspiration naïve Raphaël TOUSSAINT a été initiée en 1990 par la municipalité du Poiré-sur-Vie.

Cette œuvre est un agrandissement du tableau « Les Mariés du Poiré-sur-Vie » au lac de la Minoterie qui mesure 61 x 50 cm. L’agrandissement de 480 fois par rapport à sa taille d’origine fut réalisé par les Ateliers Chenu de La Roche-sur-Yon.

Cette peinture murale colore au fil des saisons le cœur de ville du Poiré-sur-Vie. Elle est unique en son genre et fait partie des pièces maîtresses du patrimoine local.

Citoyens, touristes et personnes de passage ne peuvent qu’être interpellés par cette création de l’artiste genôt Raphaël TOUSSAINT. Cette œuvre est la preuve même que l’art peut descendre dans la rue et qu’il devient accessible au plus grand nombre en fonction de l’endroit où on le positionne.

Plus de renseignements sur cette œuvre et l'artiste sur son site internet.

 

Le Moulin à Élise

Le Moulin à Élise a procédé à l’acquisition des bâtiments sur le site en 1988.  La commune a, par la suite, restauré, petit à petit, ce magnifique moulin à eau pour le remettre en fonctionnement.

Les meuniers bénévoles produisent de la farine de blé noir et de froment. Cette farine est par la suite vendue localement pour le plus grand plaisir des gourmands.

 

Qui est Elise ?

Quand Alexis Favroul et Élise Remaud se sont mariés en 1908, ils décidèrent de s’installer au village du "Cerny", au Poiré-sur-Vie.

Peu de temps après, ils devinrent propriétaires de leur maison et de leur ferme.  Ils y vivront au moins jusqu’en 1958, date à laquelle Alexis décéda. Ils auront une fille unique nommée Élise Favroul, née à 1 h du matin, le 16 octobre 1910.

Sa vie de famille

Arsène et Élise devinrent propriétaires du moulin et sa ferme le 30 octobre 1942, suite à la donation de Marie-Louise GUILLET, veuve FERRÉ.

L’activité du moulin n’était pas leur seule ressource, la Minoterie était aussi une ferme. Ils y cultivèrent du tabac, comme en atteste encore la présence du séchoir de l’autre côté de la route. Ils étaient aussi propriétaires de plusieurs fermes, dont une à la Tenaillère (près de la planche du gravier), et une autre au Cerny.

Arsène et Élise n’eurent pas d’enfants. La mère d’Arsène partit rejoindre son époux en 1965. La mère d’Élise, quant à elle, décédera aussi à la Minoterie en 1973.

Élise se maria le 14 octobre 1942 avec Arsène FERRÉ.

C’est par son mariage qu’Élise devient habitante de la Minoterie.

Arsène FERRÉ habite quant à lui ici depuis sa naissance le 15 septembre 1908. Il vit à la Minoterie avec sa mère Marie-Louise GUILLET, veuve de guerre depuis le 28 août 1918. Le père d’Arsène qui se prénomme aussi Arsène est mort à Caisnes dans l’Oise.

Son départ

Ils déménagèrent au numéro 10 rue de la Martelle après de nombreuses complications qui entraînèrent l’abandon de leur moulin et de leur ferme.

Arsène FERRÉ y décédera le 19 novembre 1987, à l'âge de 79 ans.

Élise finira sa vie au Champ Saint-Père, commune de Vendée, située entre La Roche-sur-Yon et la Tranche-sur-Mer. Elle décédera le 21 octobre 1991, âgée de 81 ans.

 

Et aujourd’hui ...

Un espace a été aménagé avec des jeux pour enfants, une aire de pique-nique, un plan d’eau... Une crêperie a également été mise en place, à côté du Moulin pour permettre aux visiteurs de manger dans un cadre où la nature et l’histoire s’associent pour notre plus grand plaisir.

Il est ouvert chaque année de début avril à fin octobre.

Visites gratuites et commentées du moulin, le dimanche de 15h à 18h.

Visites de groupes possibles, en semaine et sur réservation au 06 83 02 47 51 (minimum souhaité : 10 personnes). Tarif groupe : 2€/pers.

Consulter le site

Plus d’informations, cliquez sur le lien suivant pour découvrir la plaquette : Dépliant de présentation du Moulin à Elise.

LA PIERRE DE LA MERLIERE

La Pierre de la Merlière ou "la Pierre des Farfadets" (classée monument historique en 1939) est un bloc de granit d’une douzaine de tonnes portant près de 360 signes gravés. A l’heure actuelle, on ignore la signification exacte de ces gravures. On y distingue des signes cruciformes (en forme de croix), une croix encerclée, des signes anthropomorphes (évoquant une silhouette humaine). On suppose que ce sont des signes du zodiaque. On situerait cette date entre le Néolithique (5000 à 2000 av.J.C.) et l’Age de Bronze (2000 à 800 av. J.C.).

Son histoire

Le monument reste très énigmatique, et quelques légendes l’entourent :

  • la première est celle de la « Dame Blanche, condamnée à errer dans "le Val de Vie du fief", qui circule dans la Vallée de la Vie voisine, sur le bord du rivage.
  • la deuxième implique Gargantua. Le bloc se trouvait de l’autre côté de la rivière, aux « Filets de Barrot ». Gargantua s’est emparé de la pierre afin de la déposer au sommet du côteau sur la rive opposée. Puis il l’a abandonné en y laissant son pesant fardeau. Les gravures sont nées des empreintes des doigts de Gargantua lors du transport de la pierre.
  • la troisième légende est celle des Farfadets, petits êtres plus ou moins maléfiques, qui montaient une garde vigilante autour du trésor, enfoui en-dessous. Les Farfadets jouaient parfois aux « caquenettes », petites boules marrons issues d’une maladie du chêne, qu’ils faisaient rouler dans les trous qu’ils avaient creusés dans leur pierre.

LE CHÂTEAU DE PONT DE VIE

La terre et le château de Pont de Vie tirent leur nom de leur situation même sur les bords de "la Vie", où un pont permettait de la franchir. Le principal corps de logis où s’est tenu le célèbre Synode du 4 août 1795 a été rasé complètement. Seul, le pavillon de l’entrée est encore intact avec les servitudes qui le continuent sur la droite et une tour isolée à laquelle manque son couronnement, et qui servait de fuie (petit colombier).

Son histoire

En 1796, le Général TRAVOT en a fait son quartier général. Tous les prisonniers devaient passer par Pont-de-Vie avant de partir pour le tribunal des Sables.

Le 26 mars 1796, après avoir capturé le Général CHARETTE, le Général TRAVOT l’a fait transporter au château où il passa sa première nuit de captivité. Puis il est reparti le lendemain pour Angers pour enfin arriver à Nantes, où il a été fusillé place Viarme.

 

LE CHÂTEAU DE LA MÉTAIRIE

Si vous vous baladez en direction de la route des Lucs-sur-Boulogne, vous apercevrez certainement de hautes toitures d’ardoise : ce sont les trois tours du Château de la Métairie. Il a eu la chance de n’avoir été que simplement restauré au début du XIXème siècle et non reconstruit comme beaucoup de châteaux aujourd’hui.

Son histoire

Ce sont les MARCHAND que nous trouvons à la Métairie au XVème siècle, date à laquelle nous supposons la première construction de la Métairie.

Dès 1649, ce sont les Vaz de Mello qui s’installent et y demeurent jusqu’à la Révolution. En quelques années, la famille va totalement disparaître.

André-Alexandre Vaz de Mello et Marguerite Charette de la Verrière ont été les derniers propriétaires de la famille. Tous deux meurent en laissant leurs six enfants : deux garçons et quatre filles.

Deux de leurs tantes sont restées à leur côté, cependant les quatre filles et leur servante sont parties afin de fuir l’armée de Mayence qui saccageait la Vendée. Elles ont donc décidé de partir chez leur ancienne maîtresse à Luçon pour y passer des jours meilleurs.

C’est au soir du 17 décembre 1793, qu’elles ont été arrêtées « sur la route de Nozay », avec 23 autres personnes car elles n’avaient pu suivre l’armée des brigands. Deux jours après, les cinq jeunes filles ont été guillotinées sans avoir été jugées. Puis, la Métairie a été rachetée par le Général TRAVOT, qui avait auparavant capturé le Général CHARETTE.